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Depuis 40 ans, c’est avec passion que Bayard Jeunesse réalise une magnifique gamme de 40 magazines et de collections de livres, conçus par des spécialistes de l’enfance pour aider les petits comme les plus grands à mieux cheminer dans la vie. Que vous soyez parents, grands-parents, éducateurs ou même bibliothécaires, vivez avec vos enfants de beaux moments de complicité et de bonheur, grâce à nos magazines comme Popi, Pomme d’Api ou J’aime lire. Au fil des mois et des âges, partagez des pages d’histoires, de jeux, d’activités, de découvertes, d’humour et d’émotions.

Nos équipes de rédacteurs, illustrateurs et pédagogues travaillent très fort afin de susciter l’intérêt des jeunes pour le monde qui les entoure ou satisfaire leur curiosité toute naturelle à l’égard de la vie. Nous croyons sincèrement qu’il est essentiel de développer le goût de la lecture chez les petits dès la naissance et que les magazines jeunesse, tout comme les livres, sont des outils remarquables pour y parvenir.

Abonner un enfant à un magazine éducatif, c’est stimuler son imagination et l’encourager à comprendre et à aimer la vie. Bayard Jeunesse est fier d’accompagner chaque enfant dans son développement...

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Dormir : jamais sans son doudou ?
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Dormir : jamais sans son doudou ?
Comment intervenir quand un ami est invité chez nous ?
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Il vient un temps où on ne peut que constater que nos enfants grandissent et qu’ils commencent à avoir une vie bien à eux. À la garderie ou à l’école, ils vivent des choses dont nous ne sommes pas témoins. Ils commencent à aller chez des amis, ou à inviter des amis à la maison. Et le doudou suffit parfois à donner des câlins en notre absence. Les années de l’enfance passent vite et on essaie de faire du mieux qu’on peut pour qu’elles se passent bien ! Que de questions nous posons-nous sur le chemin ! Doit-on accepter qu’elle ne veuille pas dormir sans son doudou ? Que fait-on de la discipline lorsqu’il invite des amis à la maison ?

Gaëlle (5 ans) n'arrive toujours pas à s'endormir sans son toutou. Est-ce normal ? Dois-je intervenir ? Martin Provencher, L’Ange-Gardien

Que ce soit une couverture de bébé, une poupée de chiffon, un lion, un chat, un singe ou un ourson en peluche, beaucoup d’enfants ont leur doudou. Ce petit bout de textile, plus ou moins rembourré, doux au toucher, reçoit un nombre infini de caresses, de bisous et de confidences de notre enfant. C’est son meilleur ami. Il n’y a pas si longtemps, on n’arrivait même pas à faire lâcher le doudou assez longtemps à notre enfant pour le laver. Et encore, quand on y arrivait, on avait droit à la crise du siècle. Il existe un lien évident entre notre enfant et cet objet. Évident, mais néanmoins mystérieux !

 

Le doudou, une famille portative!

Selon Donald W. Winnicott, un psychanalyste anglais, le jeune enfant recourt à un objet transitionnel lorsqu'il réalise ne pas contrôler ses parents. Depuis qu’il est bébé, dès qu’il exprime un besoin en pleurant, ses parents y répondent. De son point de vue, cette réponse est presque magique et elle vient de lui. En prenant conscience qu’il n’est pas « un » avec ses parents, l’enfant comprend aussi que ceux-ci peuvent le quitter. Cela le rend anxieux : c’est ainsi qu’il se tourne vers l’objet qui lui permettra de « transporter » ses parents avec lui en leur absence. Sur cet objet, il a toute puissance, c’est très rassurant pour lui.

 

 

 

 

 

 

L’odeur est en grande partie responsable de l’attachement de l’enfant à son doudou : à force d’être traîné partout, ce dernier s’est imprégné du parfum de maman et de papa, de cette odeur particulière de la maison, de nourriture et même des animaux, pourquoi pas! Présenté de cette manière, ça ne nous semble pas très appétissant, mais pour notre enfant, ces odeurs sont rassurantes. Elles lui rappellent la maison quand il doit la quitter et sa famille quand il ne peut pas être tout près. C’est rassurant pour s’endormir que de savoir toute sa petite famille blottie contre soi, prête à nous défendre pendant la nuit contre les méchants monstres, fantômes, sorcières et autres cauchemars! Et d’autant plus précieux quand on doit dormir à l’extérieur.

 

La routine du dodo

Si le doudou fait partie d’une routine du coucher depuis la tendre enfance, difficile de demander à notre petit de s’en priver. Cela devient une pièce du casse-tête nécessaire pour s’endormir : bain, pyjama, verre d’eau, pipi, doudou, dodo! Sans cette pièce, impossible de trouver le sommeil. C’est tout à fait normal.

L’enfant se sert aussi de son doudou pour le frotter contre ses lèvres, sa joue, sous ses doigts : c’est doux, c’est répétitif, c’est une façon tactile de compter les moutons! Cette petite action paisible l’aide à sombrer dans le sommeil.

 

Une date d’expiration sur le doudou ?

C’est bien beau toute cette théorie, mais concrètement, on tolère cet ami en peluche toute la vie ou on pousse notre petit à s’en séparer ? Le doudou est une référence rassurante pour notre enfant. Il est donc nécessaire tant que l'enfant en éprouve le besoin, puis sera délaissé tout naturellement, d'abord le jour, puis la nuit.

 

Doudou perdu ou oublié ?

Doudou a disparu et c’est la crise. Fiston ou fillette ne dormira pas sans lui. Voici quelques trucs pour gérer la situation quand l’objet de prédilection n’est pas disponible :

  • Rassurer. On est là, tout près, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. (Le soir de la disparition, on peut rester dans la chambre, rassurer notre enfant, le bercer, le caresser le temps qu’il s’endorme. Attention à ce que cela reste exceptionnel : on ne veut pas que papa ou maman remplace l’objet censé les remplacer!)
  • Comprendre et écouter. Perdre son doudou est bien souvent la plus grande séparation que vit notre enfant depuis sa naissance. Pour lui, c’est grave! On évite de le culpabiliser si c’est lui qui a perdu ou oublié son inséparable ami : il est déjà assez puni comme ça.
  • Pas de promesses en l’air, pas de duperie. Promettre qu’on retrouvera le toutou, alors qu’on le sait perdu, en espérant que notre enfant l’oublie, et lui en offrir un nouveau en le faisant passer pour l’ancien ne sont pas de bonnes solutions. Les enfants ne sont pas dupes, ils s’apercevront du subterfuge. Et ça risque de nous retomber dessus tôt ou tard. Il vaut mieux être honnête dès le départ, ça aidera notre enfant à accepter la transition. Rien n’empêche par contre d’inventer, non pas un mensonge, mais une histoire, par exemple de grand voyage ou de paradis des doudous.
  • Donner un vêtement nous appartenant. Un foulard, par exemple, portant notre odeur, fera office de doudou le temps qu’on règle la situation. Encore mieux : si on a encore en notre possession un toutou ou une couverture qu’on utilisait enfant, notre petit appréciera sans aucun doute. Ce sera d’autant plus efficace si ça vient avec l’histoire du doudou en question et du jour où on n’en a plus eu besoin!
  • Aider l’enfant à définir la suite des choses. Doudou préféré est parti. Il ne reviendra pas. C’est peut-être ce qu’il fallait pour que notre petit décide qu’il peut s’en passer. Éviter de lui proposer trop rapidement un remplaçant et explorer la possibilité de vie sans doudou. S’il en éprouve encore le besoin, l’enfant l’exprimera et pourra choisir lui-même le nouvel ami.

 

Pas facile de voir notre enfant triste. Sa peine est en général très impressionnante : puisqu’il n’a pas vécu beaucoupde deuils, il n’a pas encore acquis la confiance qu’il s’en remettra. Si, comme parent, on fait tout pour qu’il ne vive pas son deuil en le couvrant d’autres cadeaux, en remplaçant trop vite le toutou disparu, on ne lui permet pas d’apprendre. Cette souffrance de notre enfant est utile à son développement et la meilleure chose que nous puissions faire, c’est l’encourager, l’écouter, le comprendre, le réconforter. Même si ça implique de se faire violence à nous-mêmes pour accepter de voir notre enfant souffrir un peu! Le toutou est important pour lui, mais rien ne remplacera jamais les vrais câlins de papa et maman!

 



 

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