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Page 1 sur 2 C’est la rentrée! On prévoit les achats de fournitures scolaires, les centaines d’étiquettes à coller sur les items, les nouveaux vêtements. Les enfants sont fébriles. D’autant plus lorsqu’ils font leur entrée à l’école des grands! Comment calmer leurs angoisses? Comment leur faire comprendre qu’on ne leur demande pas de tout savoir avant même d’avoir entamé l’année? Conseils et explications, c’est par ici!
Romy (5 ans) commencera la maternelle en septembre. Elle a peur de ne pas se faire d’amis, que l’enseignant ne l’aime pas, de se perdre dans l’école… Comment la rassurer ? Marie-Josée Harvey, Matane

Que c’est impressionnant d’entrer pour la première dans cette grande école! Surtout en ignorant si l’on a ce qu’il faut pour faire face aux expériences nouvelles. Se faire des amis, respecter des règles auxquelles on n’est pas habitué, s’éloigner de son univers familier… Il faut être un grand explorateur pour affronter cela sans angoisse.
Les angoisses de la rentrée
Beaucoup d’angoisses sont générées par la rentrée.
- Les angoisses de séparation. Quitter la maison, se séparer des parents est générateur de stress pour grand nombre d’enfants. Ils craignent alors que les parents les oublient, disparaissent, ils ne savent pas s’ils seront capable de fonctionner sans eux. Quitter les parents, c’est quitter le sentiment de sécurité.
- Les angoisses face à l’inconnu. Pendant l’enfance, la routine est importante, elle sécurise, elle donne un cadre connu dans lequel on peut explorer. Changer de routine, ne pas pouvoir anticiper puisqu’on ne sait pas ce qui nous attend, ne pas connaître l’environnement et les gens qui nous entoureront, c’est très inconfortable à cet âge.
- Les angoisses relationnelles. Pas encore un expert dans l’art de se faire des amis, d’interagir avec les autres, l’enfant peut craindre de ne pas être aimé, de ne pas se faire d’ami, de ne pas aimer ou être aimé de l’enseignant(e).
- Les angoisses de performance. Échouer, ne pas répondre aux attentes, ne pas être le meilleur, ne pas être capable d’apprendre : quand on se mesure pour la première fois à l’école, on ne peut pas avoir la certitude qu’on sera bon. Pour beaucoup d’enfants, c’est une pression difficile à gérer.
Préparer l’enfant
- Jouer à l’école à la maison. Les enfants aiment apprivoiser les situations nouvelles par le jeu. Ils le font spontanément. Ils assoient leurs toutous en rangées, distribuent du papier et des crayons et commencent leur cours ! Pourquoi ne pas entrer dans le jeu et prendre la place d’un toutou : nous pourrons alors agir en tant que modèle et nous serons à même de comprendre la perception que notre enfant a de l’école.
- Apprivoiser les lieux. Si notre école offre des journées portes-ouvertes, on en profite. Pendant la visite, on aide notre petit à s’imaginer dans ces lieux : c’est sur une chaise comme celle-là que tu vas t’asseoir, le professeur va écrire sur un tableau comme celui-ci. Au lieu d’aller jouer au parc, on se rend plutôt dans la cour d’école. On modifie le trajet de nos promenades : on peut plutôt marcher de la maison à l’école. Tous ces petits gestes aident à rendre ce lieu familier pour notre enfant et diminue son angoisse.
- Discuter, dédramatiser les erreurs, miser sur les forces et lire. Tous ces trucs sont développés dans la réponse à la question suivante. Prendre le temps de répondre aux questions de l’enfant, lui apprendre à dédramatiser les erreurs et à oser poser des questions, l’aider à voir tout ce qu’il a comme compétences et tout ce qu’il pourra utiliser pour bien s’intégrer, lire des livres portant sur la rentrée scolaire (la littérature jeunesse est riche en livres de toutes sortes sur ce thème, n’hésitez pas à demander conseil à votre libraire).
Accompagner l’enfant pendant les premières semaines
Notre enfant est bien préparé à la rentrée, son angoisse a diminué, c’est super ! Il faut toutefois rester vigilent : les angoisses peuvent ressurgir, se transformer
- Rester à l’écoute. On lui pose des questions sur sa journée. On réagit rapidement si l’enfant ne s’intègre pas bien, sans toutefois sauter trop vite aux conclusions : il est normal qu’il ne revienne pas à la maison avec son carnet d’adresses plein à craquer dès la première semaine. Certains observent plus longtemps avant de se mêler au groupe, d’autres sont plus timides.
- Créer un pont entre l’enseignant et la maison. On communique, on reste ouvert à ses observations, on coopère et on se montre disponible en cas de besoin.
- Encadrer les devoirs et leçons. On ne met pas trop de pression quant à la qualité dans les premières semaines. L’important est de prendre le rythme, d’apprendre à respecter de nouvelles règles : des consignes académiques et non plus seulement comportementales et sociales.
- Instaurer une routine et s’y tenir. L’enfant a besoin d’un cadre clair puisqu’il y a par ailleurs beaucoup de changements dans sa vie. Savoir ce qui s’en vient, ce que l’on fera ensuite le rassure. Il faut donc être rigoureux et le plus constant possible. On prévoit du temps pour le repos, pour les repas, le jeu, pour parler, pour l’hygiène, etc. S’assurer que l’enfant n’est pas constamment bousculé et qu’il a le temps de se reposer un peu. Même s’il est devenu grand maintenant qu’il est un écolier, il demeure un enfant qui a besoin de s’amuser.
Finalement, notre attitude envers l’école participe énormément à l’adaptation de notre enfant. Si on est excité qu’il commence l’école, qu’on valorise ses apprentissages, il vivra plus positivement cette grande aventure.
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