Qui sommes-nous?

Depuis 40 ans, c’est avec passion que Bayard Jeunesse réalise une magnifique gamme de 40 magazines et de collections de livres, conçus par des spécialistes de l’enfance pour aider les petits comme les plus grands à mieux cheminer dans la vie. Que vous soyez parents, grands-parents, éducateurs ou même bibliothécaires, vivez avec vos enfants de beaux moments de complicité et de bonheur, grâce à nos magazines comme Popi, Pomme d’Api ou J’aime lire. Au fil des mois et des âges, partagez des pages d’histoires, de jeux, d’activités, de découvertes, d’humour et d’émotions.

Nos équipes de rédacteurs, illustrateurs et pédagogues travaillent très fort afin de susciter l’intérêt des jeunes pour le monde qui les entoure ou satisfaire leur curiosité toute naturelle à l’égard de la vie. Nous croyons sincèrement qu’il est essentiel de développer le goût de la lecture chez les petits dès la naissance et que les magazines jeunesse, tout comme les livres, sont des outils remarquables pour y parvenir.

Abonner un enfant à un magazine éducatif, c’est stimuler son imagination et l’encourager à comprendre et à aimer la vie. Bayard Jeunesse est fier d’accompagner chaque enfant dans son développement...

À propos de nous
Bienvenue sur notre nouvelle section Famille / Enseignants

Cette nouvelle section a été conçue pour être toujours plus proche de vous, parents et enseignants. Vous y trouverez différentes rubriques vous permettant d’aller plus loin dans les lectures et les thématiques de chaque magazine. N’hésitez pas à partager avec nous vos questionnements, vos idées, et vos moments de bonheur avec vos enfants…

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Tout le monde à l'eau ! PDF

L’été arrive. Il fera beau et chaud (on l’espère…) ! Deux éléments essentiels pour profiter à plein de cette saison tant attendue : la piscine et l’extérieur ! Que fait-on avec notre caneton qui a peur de mettre son bec à l’eau ? Est-il vraiment important que les enfants jouent dehors ? Pour tout savoir, c’est par ici ! *

Léa, 5 ans, a peur de la piscine. Comment peut-on l’aider à apprivoiser la nage ? Francis Jolicoeur, Baie-Saint-Paul

À la mer comme à la piscine, l'eau évoque la détente, le jeu, la liberté… mais parfois aussi l'angoisse. Pour contrer cela, il faut d’abord comprendre d’où vient cette peur. Ensuite, on pourra s’y attaquer en douceur !

Pourquoi a-t-elle peur ?

Plusieurs raisons peuvent faire en sorte que notre petit poisson développe une crainte par rapport aux activités aquatiques. En voici quelques exemples :

  • Un traumatisme. La raison la plus évidente sans doute ! Un enfant qui a été témoin d’une situation de détresse dans l’eau, ou qui l’a vécue, peut être amené à craindre toute proximité ou anticipation de proximité avec l’eau. Sans mauvais jeu de mots, on peut dire que la vue de l’eau le replonge dans ce souvenir terrifiant.
  • Une nature anxieuse. Certains enfants sont moins enclins à essayer de nouvelles expériences. Ils doutent, n’ont pas confiance, et cela leur fait vivre des émotions négatives, qui seront associées à l’eau et envenimeront le problème. Tout un cercle vicieux !
  • Un parent qui a peur de l’eau. Difficile de ne pas transmettre une peur puisque nous envoyons des messages à notre enfant à notre insu : resserrer l’étreinte quand on approche de la piscine, ne pas se baigner beaucoup ou le faire avec réticence, répéter souvent les mots « attention » et « danger » autour de la piscine, etc. Entendons-nous : il faut être prudent sur le bord de l’eau, il est normal de serrer son enfant plus fort lorsqu’on est dans la piscine et être soi-même à l’aise avec la baignade n’est pas non plus une exigence parentale ! Seulement, lorsqu’on est anxieux, les messages sont émis différemment, et les enfants sont très perméables à ces subtiles nuances.
  • Un dédain. Finalement, il y a des enfants qui n’aiment pas l’eau parce que c’est… mouillé ! Alors qu’on se bat avec certains pour qu’ils ne se salissent pas, d’autres redoutent tout ce qui les empêche de rester propres et secs !

Peu importe la raison, il vaut mieux intervenir tôt afin que les peurs de nos petits ne se cristallisent pas !

Tout vient à point, à qui sait attendre !

Mettre la pression est certainement la plus grande erreur lorsqu’on intervient auprès de quelqu’un qui a peur. Au contraire, cette personne a besoin d’espace et de temps. Elle doit apprendre à voir autrement la chose qui lui fait peur, alors que la peur, justement, lui fait éviter cette chose. Tout un défi, qui ne se règle pas en un après-midi !

  • Jouer avec l’eau. En utilisant l’eau dans d’autres contextes que la piscine, on aide notre petit à l’associer au plaisir, au jeu, plutôt qu’au danger.
    • Regarder des films qui se passent dans l’eau (La petite sirène, Trouver Némo, Mon ami Willy, etc.), lire des histoires aquatiques et consulter des documentaires sur les fonds marins.
    • Imaginer des chorégraphies de mouvements de bras qui ressemblent au crawl ou au «petit chien» et que l’on pratiquera, par exemple, dans le salon.
    • S’amuser avec un arrosoir fixe sur le sol ou avec le tuyau d’arrosage.
    • Prendre un bain en maillot ou avec des flotteurs, apprendre à mettre la tête sous l’eau (par étapes : le visage et les oreilles hors de l’eau, pour commencer, puis les oreilles immergées et finalement, le visage au complet !).
    • Baigner sa poupée dans la pataugeoire avant de sauter dedans, jouer dans la pataugeoire avant de passer à la piscine.
  • Éviter de trop mettre la pression. Attention de ne pas combattre le feu par le feu. «Mon enfant n’aime pas l’eau, je vais lui montrer qu’il n’y a pas de danger en le sauçant de force» : cette expérience pourrait être traumatisante, et nous ramener à la case départ. Les enfants ont leur propre rythme et une très belle qualité : la curiosité ! Souvent, quand on les laisse faire, ils viennent d’eux-mêmes, simplement. Une belle approche serait de proposer à notre enfant de nous accompagner chaque fois que l’on va dans la piscine. Tu ne veux pas ? Très bien, joue autour de la piscine. Par contre, moi, j’y vais parce que j’aime beaucoup nager. Gageons qu’après quelques séances, il voudra nous suivre…
  • Utiliser les enfants plus vieux ou les amis comme modèle. On ne les utilise pas pour ridiculiser notre apprenti nageur, alors on évite les comparaisons. Par contre, en mettant notre enfant en contact avec d’autres qui aiment nager, qui y vont sans peur et qui s’amusent comme des poissons, on lui fournit un outil pour dédramatiser sa peur.
  • Ne pas non plus enseigner la natation trop vite. Les cours d’initiation, dès la petite enfance : aucun problème. Mais les cours de technique de nage ne sont pas à la portée de l’enfant avant l’âge de 5 ou 6 ans. Avant cet âge, il n’a pas la coordination nécessaire pour effectuer certains mouvements.

Technique autour de la piscine

Les techniques qui semblent donner le plus de résultats probants pour intervenir sur les peurs des enfants sont celles de l’approche comportementale.

L’idée générale est de diviser l’objectif à atteindre en petites étapes afin que notre brave apprenti puisse s’habituer progressivement à l’eau. On cherche à ce que l’enfant associe l’eau avec le plaisir et non avec le stress. Ainsi, avant de commencer ces étapes, il faut s’assurer de choisir le bon moment : notre enfant devrait être de bonne humeur et calme, et nous aussi. Il est important de rester optimiste, d’avoir du temps devant soi et d’éviter de faire ces exercices si l’on vient de vivre une contrariété ou d’essuyer une crise avec un autre enfant, par exemple. Pour que tout se passe bien, on doit s’assurer que l’anxiété de l’enfant diminue et on lui demande son consentement avant de passer à l’étape suivante (Est-ce que tu veux que je fasse ceci ?) : on veut que notre futur nageur vive une expérience agréable. Voici un exemple de séquence que l’on pourrait mettre en place, en une ou plusieurs séances. L’enfant devrait porter des flotteurs tout au long des exercices.

Commencer par s’asseoir côte à côte sur le rebord de la piscine. Laisser l’enfant apprivoiser la situation en le rassurant : personne ne va dans l’eau pour le moment.

Prendre un peu d’eau dans nos mains et la faire couler sur son corps.

Entrer dans l’eau en laissant notre main sur notre petit, toujours assis sur le rebord.

Lui proposer de venir dans nos bras.

Le tenir le plus possible hors de l’eau.

Refaire la deuxième étape, mais dans l’eau.

Plier les genoux ou marcher vers la partie profonde de la piscine jusqu’à ce que les épaules de notre enfant soient dans l’eau.

L’encourager à flotter seul : le mettre dans l’eau et le tirer par les bras, le mettre en position de nage (sur le ventre ou sur le dos), rester tout près, en le supportant au début, puis avec la main sous lui sans contact physique et, finalement, le laisser aller !

Jouez, restez dans le plaisir, évitez la pression, focalisez sur le plaisir et tout devrait aller comme sur… le dos d’un dauphin !

Est-il aussi important d’envoyer nos enfants jouer dehors qu’on le dit ? Adam Brama, Sherbrooke

Pas toujours facile, quand on habite en ville ou près de l’eau, de laisser son enfant jouer seul à l’extérieur. Les risques sont grands. De toute manière, entre son école, notre travail, ses devoirs et ses activités parascolaires, le temps pour sortir nous est compté. Avec tous ces obstacles, il est plus facile de le laisser jouer dans la maison. Pourtant, il y a tant de bénéfices à jouer dehors.

  • Contact avec la nature. La nature a un effet apaisant. Le clapotis de l’eau, le bruit des feuilles dans le vent, les piaillements des oiseaux, le vent et la chaleur du soleil sur la peau… Avant d’être un homo sapiens, l’humain était un animal qui vivait dans la nature… et notre corps s’en souvient ! La nature nous enseigne la patience, le lâcher prise, et nous enracine. À quoi bon la course folle puisque l’arbre ne poussera pas plus vite, la terre n’absorbera pas plus l’eau, le poisson ne mordra pas plus rapidement à l’hameçon ? On peut agir sur la nature, mais à son rythme à elle. Voilà un enseignement important.
  • Contact avec les autres. Enfermé dans le sous-sol, on a peu de chance de rencontrer de nouvelles personnes. Dans la cour, au parc, dans la rue ou la ruelle, nos enfants sont confrontés aux autres. Ils apprennent donc tout naturellement des habiletés sociales, comme l’empathie, le partage, la collaboration, le respect des règles.
  • Autonomie et créativité. Lorsqu’on leur permet de s’éloigner un peu, de s’amuser librement sans organiser leurs jeux, c’est fou ce que nos enfants sont capables de faire : inventer des mondes imaginaires, découvrir et explorer, utiliser leur sens de la déduction et leur logique pour contourner les obstacles. Ils développent eux-mêmes tout ce dont ils auront besoin pour se débrouiller dans la vie.
  • Dépenser de l’énergie. Dehors, on ne risque pas de faire trembler le plancher ou de briser quelque chose. L’espace encourage une plus grande dépense énergétique. On court, on se roule par terre, on grimpe sur des buttes, on nage, on saute !
  • Vitamine D. On appelle la vitamine/prohormone D «vitamine soleil» parce qu’on peut la synthétiser directement par la peau. Entre avril et octobre, une exposition des mains et des avant-bras non protégés par de la crème solaire, 15 minutes tous les jours entre 11h et 14h, répond aux besoins d’un adulte en vitamine D. Pour plus d’informations, visitez le site Passeportsanté.net.
  • Le grand air. L’air frais éloigne les microbes : même en ville, l’air extérieur est meilleur que l’air vicié de la maison.

Bref, jouer dehors, c’est la santé. Tous les éléments précédents ont des effets bénéfiques sur la santé. Faire prendre à nos petits l’habitude de bouger, de sortir, est le plus beau des cadeaux. Les enfants qui sont actifs et qui sont plus souvent à l’extérieur développent moins d’asthme, de problème d’inattention, d’hyperactivité, de diabète, d’embonpoint. Ils sont davantage stimulés, plus débrouillards et plus curieux.

Alors, on n’attend plus une minute : on ouvre grand la porte et on fait sortir les enfants. On les laisse jouer seuls ou on les amène marcher en forêt, pêcher, visiter les centres d’interprétation de la nature et de la faune, jardiner, jouer chez les voisins, faire le grand ménage de la ruelle ou du parc… Tout le monde dehors !

À lire : le blogue de François Cardinal Perdus sans la nature et son livre du même titre, paru aux éditions Québec Amérique.

Pour aller plus loin, quelques suggestions de lecture !

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