Qui sommes-nous?

Depuis 40 ans, c’est avec passion que Bayard Jeunesse réalise une magnifique gamme de 40 magazines et de collections de livres, conçus par des spécialistes de l’enfance pour aider les petits comme les plus grands à mieux cheminer dans la vie. Que vous soyez parents, grands-parents, éducateurs ou même bibliothécaires, vivez avec vos enfants de beaux moments de complicité et de bonheur, grâce à nos magazines comme Popi, Pomme d’Api ou J’aime lire. Au fil des mois et des âges, partagez des pages d’histoires, de jeux, d’activités, de découvertes, d’humour et d’émotions.

Nos équipes de rédacteurs, illustrateurs et pédagogues travaillent très fort afin de susciter l’intérêt des jeunes pour le monde qui les entoure ou satisfaire leur curiosité toute naturelle à l’égard de la vie. Nous croyons sincèrement qu’il est essentiel de développer le goût de la lecture chez les petits dès la naissance et que les magazines jeunesse, tout comme les livres, sont des outils remarquables pour y parvenir.

Abonner un enfant à un magazine éducatif, c’est stimuler son imagination et l’encourager à comprendre et à aimer la vie. Bayard Jeunesse est fier d’accompagner chaque enfant dans son développement...

À propos de nous
Bienvenue sur notre nouvelle section Famille / Enseignants

Cette nouvelle section a été conçue pour être toujours plus proche de vous, parents et enseignants. Vous y trouverez différentes rubriques vous permettant d’aller plus loin dans les lectures et les thématiques de chaque magazine. N’hésitez pas à partager avec nous vos questionnements, vos idées, et vos moments de bonheur avec vos enfants…

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Après la pluie, le beau temps.

Le yin et le yang, la nuit et le jour, le bien et le mal, le bonheur et le malheur : les contraires ne sont pas nécessairement des oppositions, mais une continuité. Comme le bonheur et le malheur se côtoient dans notre vie. Une sagesse qu’il est bon d’intégrer tranquillement dans la vie de nos petits. Quand l’échec et la déception deviennent la fin du monde, comment prouver que ce n’est qu’un début ? La résilience, ça s’apprend ? Des réponses !

Quand Marianne (6 ans) vit une déception ou un échec, c’est la fin du monde. Y a-t-il des trucs pour lui apprendre à remettre les choses en perspectives ? Stéphanie Dagenais, Victoriaville

Nos enfants se mettent souvent eux-mêmes beaucoup de pression de performance. À leur entrée à la garderie, ce penchant peut s’amplifier parce qu’ils ont maintenant accès à un groupe auquel ils se comparent. Puis, à l’école, ils ont le souci d’être de bons élèves, d’être aimés par les enseignants et de réussir. À cet âge, nos petits sont encore bien ancrés dans le moment présent et ils ont du mal à remettre un événement dans un contexte plus large. Soyons honnêtes, il nous arrive encore, même adultes, d’oublier quelques instants le reste du monde quand une tuile nous tombe sur la tête !

Lire le conte présenté dans le Pomme d’api du mois est une bonne piste de départ pour aborder ce thème. En effet, dans Moussa et les pintades, un jeune enfant apprend que le bonheur et le malheur s’engendrent l’un l’autre sans fin. Après la lecture, on initie la discussion. Voici quelques suggestions de questions :

  • Que comprends-tu de cette histoire ?
  • Que crois-tu qu’il se passe après ?
  • D’après toi, Moussa était-il toujours heureux, toujours malheureux ou un peu des deux ?
  • Penses-tu qu’il aurait été préférable que le vieil homme ne donne jamais la pintade à Moussa ? Pourquoi ?
  • Et toi, est-ce que tu es toujours heureux, toujours malheureux ou parfois l’un, parfois l’autre ?
  • T’est-il déjà arrivé de sentir que ton malheur est tellement grand que tu ne serais plus jamais heureux ? Que s’est-il passé pour que tu arrives à être heureux encore ?
  • Qu’est-ce qui te rend heureux ? Et malheureux ?

On peut poursuivre aussi avec les livres suggérés (mettre le lien vers les lectures) à la fin de cet article.

Être rationnel, mais reconnaître l’émotion

La déception et l’échec sont difficiles à gérer puisqu’ils font vivre de l’impuissance, de la colère, de la honte, etc. Des émotions négatives devant lesquelles on se retrouve dépourvus. Évidemment, des déceptions et des échecs, nous en vivons toute notre vie, alors aussi bien outiller nos enfants dès le départ ! Quand notre enfant s’emporte (dans la tristesse, dans la colère, dans l’enfermement), il est important de l’aider à faire la part des choses, à reconnaître la source des véritables émotions qui le taraudent et à remettre les choses en perspectives :

Nommer les choses. Tu es déçu, tu es fâché, etc. parce que tu n’as pas réussi du premier coup.

Remettre en contexte. Tu n’as pas réussi ceci, mais regarde comme tu as bien fait cela.

Inviter à recommencer ou à réfléchir sur ce qui n’a pas fonctionné et qu’on pourrait améliorer la prochaine fois.

Accepter sa frustration. Elle est normale et saine, tant qu’elle ne s’exprime pas par de la violence verbale ou physique.

Valoriser ses forces

On ne peut pas être bon dans tout. Mais nous avons tous des forces. Dans quoi notre petit est-il compétent ? Faisons-nous appel, au quotidien, à ses champs « d’expertise » ? Lui offrons-nous la chance de démontrer ses compétences ?

Avec un enfant qui a tendance à généraliser une difficulté à l’ensemble de ses capacités, il est intéressant d’illustrer ses forces. On peut choisir un secteur, par exemple les loisirs, et définir différents champs : dessin, bricolage, danse, jeux de balles, échecs, chant, jeux de mots, lecture, etc. On dessine une colonne par champ sur une feuille de papier. On demande à notre enfant de remplir la colonne selon qu’il est faible, moyen, bon ou très bon dans ce domaine. Pour l’aider, on peut déjà diviser les colonnes en 4 sections égales. Ainsi, on aura un éventail de la perception que notre enfant a de ses forces et de ses difficultés. On peut aussi s’amuser à le faire pour tous les membres de la famille : chacun répond sur lui-même et sur les autres. Y a-t-il des ressemblances, des différences ?

Revoir nos attentes et l’exemple qu’on donne

Les actions de nos enfants reflètent bien souvent nos attentes et notre exemple ! Comment vivons-nous nos propres échecs et déceptions ? Valorisons-nous les secteurs dans lesquels notre progéniture excelle ? Difficile pour notre sportive ou notre artiste de se sentir bon si nous n’accordons de l’attention qu’aux matières scolaires (comme le français, les mathématiques), au respect de l’autorité ou aux bons comportements !

Nos attentes sont-elles réalistes ? Il y a de quoi décourager n’importe qui si l’objectif est hors d’atteinte : accumuler échec sur échec n’encourage pas à se retrousser les manches et à réessayer !

Bref, en reconnaissant les compétences de notre enfant, même si elles ne sont pas nécessairement dans la veine qui nous importe le plus, nous l’aidons à prendre confiance en lui ce qui aura des impacts sur tous les aspects de sa vie.

Comment peut-on développer la résilience chez notre enfant ? Magdalena Ferguson, Winnipeg (Manitoba)

La résilience est la capacité de rebondir suite à une expérience traumatisante, c’est-à-dire qui met la vie en danger ou menace l’intégrité physique ou psychologique de la personne. Évidemment, aucun bon parent ne fait volontairement vivre un trauma à son enfant pour qu’il exerce sa résilience ! Ce que l’on souhaite surtout, c’est que notre enfant développe de bonnes capacités d’adaptation pour gérer les situations stressantes, pour se ressaisir dans l’adversité et prendre des décisions éclairées. Bref, on veut outiller nos petits pour qu’ils utilisent au maximum leurs capacités et qu’ils s’enlignent vers une trajectoire de vie épanouie.

Voici quelques pistes en vrac :

S’assurer que notre enfant ait les capacités de s’exprimer. Le langage est important dans le développement de l’enfant : avoir les mots pour décrire ce que l’on ressent est un facteur de protection contre bon nombre de difficultés. Mais il y a d’autres moyens aussi de se libérer de ce qui nous pèse : les arts, le sport, etc.

Établir une bonne communication. Notre enfant doit sentir qu’il peut nous parler de toute situation sans jugement de notre part.

Valoriser ses forces. On a tous besoin de se sentir compétents. Cela permet de se construire une confiance en soi et, plus tard, de sentir que l’on a des ressources pour affronter les obstacles.

L’encourager à confronter ses peurs. Des peurs, notre enfant en a plein ! Si on ne le pousse pas à les apprivoiser, il apprend à les éviter, une attitude que l’on retrouve comme facteur de risque dans le développement de troubles mentaux : dépression et anxiété.

Refuser de faire à la place de l’enfant, mais accepter la demande d’aide. Amener notre enfant à préciser ce qu’il attend de nous quand il nous demande de l’aide l’oblige à prendre part activement dans ses démarches de résolutions de problèmes.

Tisser de bons liens avec les enseignants et les éducateurs de notre enfant. Les personnes qui gravitent autour de notre petit peuvent être de très efficaces alliés dans le développement de la résilience. L’enfant construit son réseau et multiplie sa confiance qu’en cas de problème, il y aura des gens autour de lui pour amortir sa chute et lui prêter main forte.

Accepter que notre enfant ait de la peine, soit en colère et l’exprime. Nous sommes souvent mal à l’aise avec la peine des personnes qui nous sont chères. Nous voudrions panser la blessure tout de suite. Le réflexe : proposer une panoplie de solutions. Pourtant, l’enfant qui pleure ou qui vient nous parler est déjà dans une démarche vers une solution : en discutant de son problème, il le clarifie et prend du recul. Être à l’écoute tout simplement et lui faire confiance est souvent tout ce qu’il lui faut pour mettre en place son plan d’action ! On intervient si on sent qu’il baisse les bras, qu’il évite les situations ou qu’il vit de la détresse.

Pour aller plus loin, voici quelques suggestions de lecture !

Certains enfants ont plus de facilité que d’autres à s’adapter. Il ne faut surtout pas lâcher prise avec ceux pour qui c’est moins naturel : acquérir des capacités d’adaptation peut prendre de nombreuses années, mais c’est une richesse sans égal.

 

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