Qui sommes-nous?

Depuis 40 ans, c’est avec passion que Bayard Jeunesse réalise une magnifique gamme de 40 magazines et de collections de livres, conçus par des spécialistes de l’enfance pour aider les petits comme les plus grands à mieux cheminer dans la vie. Que vous soyez parents, grands-parents, éducateurs ou même bibliothécaires, vivez avec vos enfants de beaux moments de complicité et de bonheur, grâce à nos magazines comme Popi, Pomme d’Api ou J’aime lire. Au fil des mois et des âges, partagez des pages d’histoires, de jeux, d’activités, de découvertes, d’humour et d’émotions.

Nos équipes de rédacteurs, illustrateurs et pédagogues travaillent très fort afin de susciter l’intérêt des jeunes pour le monde qui les entoure ou satisfaire leur curiosité toute naturelle à l’égard de la vie. Nous croyons sincèrement qu’il est essentiel de développer le goût de la lecture chez les petits dès la naissance et que les magazines jeunesse, tout comme les livres, sont des outils remarquables pour y parvenir.

Abonner un enfant à un magazine éducatif, c’est stimuler son imagination et l’encourager à comprendre et à aimer la vie. Bayard Jeunesse est fier d’accompagner chaque enfant dans son développement...

À propos de nous
Bienvenue sur notre nouvelle section Famille / Enseignants

Cette nouvelle section a été conçue pour être toujours plus proche de vous, parents et enseignants. Vous y trouverez différentes rubriques vous permettant d’aller plus loin dans les lectures et les thématiques de chaque magazine. N’hésitez pas à partager avec nous vos questionnements, vos idées, et vos moments de bonheur avec vos enfants…

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Pas de chicane dans ma cabane!

Igloos, cabanes en coussins, tentes, maisons dans les arbres, cachettes sous les épinettes! Lieux de toutes les possibilités, mais surtout, territoirse privés où l’adulte n’a pas sa place à moins d’y être invité! Pourquoi les enfants sont-ils si friands des cabanes? Pas le droit d’entrer dans sa cabane, je respecte ou pas? À quoi faut-il penser pour assurer la sécurité des enfants qui jouent dans un fort de neige? Par ici les réponses!

Pourquoi les enfants aiment-ils tant construire et jouer dans des cabanes? - Jessie Dagenais, Sorel

Construire des cabanes avec des coussins et des draps, s’inventer un monde sous son lit, jouer à la maman et au papa dans la maisonnette qui décore le jardin, dormir à la belle étoile dans une tente sur le terrain, organiser une bataille de boules de neige dans un château-fort! L’abri sous toutes ses formes réjouit notre enfant.

Jouer au grand, à petite échelle

Faire comme les grands, c’est génial. Mais quand on peut faire comme les grands et ne pas se sentir petit dans un environnement trop vaste, c’est encore mieux! Dans la vraie cuisine, tout est disproportionné. Pas moyen d’atteindre l’évier facilement, ni de s’asseoir à la table sans effort. Dans une maison à sa taille, l’enfant en oublie presque… qu’il est un enfant!

Le bébé est toujours contenu : dans le ventre de sa mère, les bras des parents, un lit à sa taille, etc. Quand il grandit, il découvre ce monde plus grand que lui. La perte de repères peut être effrayante. Même adulte, on se sent un peu vulnérable dans des bâtiments très vastes. Se retrouver ainsi dans un cocon, dans un espace restreint par des murs rapprochés lui redonne sans doute cette sensation de sécurité et de réconfort dont il a encore besoin.

Se construire un toit bien à soi, différent de celui des parents, cela parle du besoin de grandir, de se séparer de papa et maman. Jouer aux grands, c’est aussi apprendre, intégrer, ce qu’est un adulte : avoir une maison à soi, prendre soin des enfants, faire la cuisine et le ménage, travailler, lire le journal, tondre le gazon, conduire une voiture, etc. Voilà une belle ébauche d’autonomie.

Débrouillardise

Un oreiller par-ci, un foulard par-là. Ça ne tient pas, il faut une épingle. Une chaise, un divan et le mur pour délimiter le territoire. Aller chercher le matelas pour le plancher. La chaise tombe, il faut quelque chose de plus solide. Ah, voilà! Le banc du piano fera l’affaire. Maintenant, ça nous prend une porte. La doudou? Non, j’en aurai besoin dans la cabane. Une serviette! C’est enfin terminé. Presque… il faut meubler la maison, maintenant!

Pour construire cette cabane de rêve, notre maître d’œuvre doit faire preuve de beaucoup de créativité afin de toute mettre en place. Les bénéfices sont multiples. En cherchant des solutions aux obstacles qu’il rencontre, il découvre divers objets, textures, poids ; il comprend quelques phénomènes physiques (comme la gravité, par exemple!), développe les habiletés de résolution de problèmes. Bref, il intègre l’art de la débrouillardise!

Regarde ce que j’ai fait

Construire quelque chose soi-même. Quelque chose à soi, pour soi. Un sentiment très fort d’accomplissement empli le cœur de notre petit. Et quel bonheur de nous montrer son œuvre et de lire dans nos yeux la fierté ! Cet accomplissement est sans doute plus important que celui ressenti en dessinant, en bricolant, en faisant une pirouette. Cette fois, c’est une maison qui a été construite, une maison assez grande pour y jouer. L’ampleur du projet donne une impression de puissance, de force.

Nourrir l’imaginaire

Jouer avec une maison de poupée, c’est bien. Mais on sait trop bien qu’on fait semblant. Or, dans une maison à notre taille, on devient, on ne fait plus parler les poupées, on n’agit plus sur un autre, on entre véritablement dans le jeu. Il est tellement plus facile d’inventer des situations puisqu’elles sont éprouvées, expérimentées, ressenties dans le corps. Cet imaginaire senti permet à l’enfant d’apprendre l’empathie, de se mettre dans la peau d’un autre, de vivre des situations nouvelles.

Lieu privé, permission requise

Le vrai plaisir de la cabane, c’est qu’on y est maître et roi ! Encore plus que dans la chambre qui fait partie de la maison des parents. Parce que le parent est présent partout; les meubles, les murs, les espaces sont à sa taille, ses règles semblent inscrites dans l’air!

La cabane, ce lieu privé, est donc excitante pour l’enfant : il peut d’autant plus y jouer au grand et nourrir son imaginaire que l’adulte n’y existe plus.

Mon enfant me refuse l’accès à sa cabane dans le jardin. Je le laisse faire ou je m’impose ? - Juliane Chapados, Ste-Thérèse

L’un des plaisirs de l’enfant dans sa cabane, c’est d’y être maître, d’en contrôler l’accès, c’est d’avoir un espace à lui, protégé de toute intrusion.

Sa cabane dans le jardin est son terrain privé. Nous n’y entrons pas, à moins d’y être invité. Respecter son espace, c’est lui montrer qu’il a droit à son intimité et que c’est correct (voire même souhaitable) de la protéger.

Lorsqu’on y est invité (parce que le plaisir de contrôler l’accès c’est aussi de le donner !), on n’oublie pasqu’on reste sur son territoire. On s’intéresse à l’aménagement, à ses jeux, à ce qu’il veut bien nous montrer. Attention aux commentaires du type « tu devrais faire ceci ou cela » qu’il pourrait interpréter comme une preuve qu’il n’a pas bien fait, qu’il n’est pas à la hauteur. On le laisse mener les jeux, on prend le rôle qu’il veut bien nous donner.

Évidemment, avoir une cabane où on est le maître reste un privilège. Ce n’est pas parce qu’il a son endroit bien à lui qu’il peut pour autant faire tout ce qu’il veut. Il y a des règles qu’on ne peut pas transgresser, même chez soi. Ainsi des comportements répréhensibles sont observés, on intervient tout de même et on retire le privilège de l’enfant, c'est-à-dire l’accès à sa cabane, pour un moment.

Quelles sont les règles de sécurité à respecter pour les châteaux-forts l’hiver? - Mélissa Simard, Magog

Quel magnifique moyen pour faire sortir les enfants que de leur construire un château-fort. Pour que plaisir ne se transforme pas en catastrophe, il faut cependant respecter quelques règles d’or :

Construire loin de la rue. Les enfants pris par leur jeu pourraient oublier que la rue est si proche et sortir rapidement de leur fort. Or, la visibilité réduite et la chaussée glissante causent de conditions difficiles sur la route qui augmentent le temps de freinage. De plus, bien à l’abri dans leur château, ils deviennent invisibles pour les véhicules de déneigement et risquent d’être enterrés sous la neige.

Surveiller les enfants. Le jeune enfant ne devrait pas être laissé sans surveillance lorsqu’il joue dans un château de neige. Si la structure s’effondre sur lui, il est important qu’on puisse agir vite!

Détruire les structures de neige. On s’est bien amusé dans les tunnels et les châteaux. Avant de rentrer dans la maison, on prend soin de bien détruire tous « toits » de neige. On ne voudrait pas qu’un enfant du quartier ou un animal s’y trouve enseveli pendant la nuit…

Ces quelques règles devraient éloigner les dangers et permettre d’avoir tout le monde autour de la table à la fin de la journée pour savourer un bon chocolat chaud !

Pour aller plus loin, voici quelques suggestions de lecture!

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